Il s’agit de Top Dogs, de l’auteur bâlois, Urs Widmer, dans une traduction de Daniel Benoin.
Envie de parler du chômage,
mais surtout…
envie de parler de
l’être humain qui est derrière,
de celui qui subit
la « situation de chômage »,
ce qu’elle produit en lui,
ce qu’elle brise…
la perte de confiance,
la peur du futur…
et puis
les contradictions de notre société,
l’ironie de la réinsertion.
La pièce se situe dans les locaux de la New Challenge Company. La NCC est une sorte de bureau de placement, un centre de réinsertion qui propose à ses clients un programme de groupe assurant une réintégration professionnelle garantie, rapide et réussie. Mais les clients de la NCC ne sont pas des chômeurs comme les autres, les clients de la NCC sont tous des «top dogs».
Dans Top Dogs, Urs Widmer brosse un tableau à la fois allégorique, ironique et réaliste du monde dans lequel nous vivons.
Pour les théâtres: Nous sommes à la recherche d’une éventuelle coproduction.
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.
– Yverdon, Théâtre Benno Besson
jeudi 7 avril – Avenches, Théâtre du Château d’Avenches
mercredi 13 avril – Châtel-St-Denis, Association Culturelle de Châtel-St-Denis vendredi 15 avril 2 représentations scolaires samedi 16 avril représentation publique – La Neuveville, Salle des Epancheurs
mardi 26 avril 2 représentations (1 scolaire + 1 publique) – Evionnaz,Théâtre du Dé
du 29 avril au 1er mai 3 représentations publiques – Tavannes,Le Royal en mai
Né en 1938 à Bâle, Urs Widmer a fait ses études entre Zürich, Montpellier et Paris. Bien que plutôt orienté vers la francophonie, il s’installe en Allemagne dans les années 60, où il travaille chez Suhrkamp, éditeur notamment de Hermann Hesse, George Bernard Shaw ou encore Bertolt Brecht.
Auteur de nombreux romans, récits, essais, tous marqués de cette «cocasserie poétique» qui est la sienne, Urs Widmer était resté peu connu des lecteurs romands. C’est d’ailleurs sa pièce Top Dogs , qui l’a fait mieux connaître chez nous vers la fin des années 90.
Il écrit Top Dogs en 1996 en collaboration avec le metteur en scène Volker Hesse et l’ensemble Neumarkt. Ils ont effectué une série d’interviews de cadres au chômage, donc pas des chômeurs habituels, des hauts cadres, de ceux qui gagnaient dans les 300’000 francs avant d’être licenciés.
Et il dit : « Pour nous, c’étaient des expéditions dans des pays lointains, où nous découvrions des rituels, des façons de s’exprimer que nous ne connaissions pas. »
Plus récemment ont été traduits deux romans d’autofiction, L’Homme que ma mère a aimé et Le Livre de mon père. On retrouve toujours cette «cocasserie poétique» dans son écriture, cette griffe:
« N’empêche que le sentiment d’avoir ma propre musique, mis à part le fait qu’elle marque en même temps mes limites du moment, c’est vraiment un sentiment agréable. Tout à coup, après un long processus, quelque chose apparaît, une marque qui n’est qu’à vous. Car chacun voudrait, tout en sachant combien c’est difficile, être singulier, unique. Ce processus est un petit pas qui vous rapproche de cette identité propre. »
On ne saura peut-être jamais comment Hermoze le Rose, célèbre babibouchette, a atterri sur le plateau de l’Espace Culturel des Terreaux, lors de la dernière représentation de « Comment élever un ado d’appartement ?»… Témoignage:
Notre nouvelle création est l’adaptation théâtrale du magnifique livre d’Anne de Rancourt:
“Comment élever un ado d’appartement?”.
Ce n’est pas une pièce de théâtre, ce n’est pas un roman non plus, c’est plutôt comme un « mode d’emploi », écrit à l’intention des parents désemparés de voir leur enfant chéri se transformer subitement en adolescent.
Répondant à un réel besoin de compréhension, de dédramatisation et d’humour, ce remarquable ouvrage est devenu, en peu de temps, une sorte de « best-seller » pour les parents d’adolescents.